Julie Guinand

Dame Julie Guinand, née Monnier, ménagère domiciliée au Locle a rencontré son mari Edouard-Alexandre, fabriquant d’horlogerie, le 3 février 1882 aux Brenêts, alors qu’elle s’apprêtait à poser le pied sur la glace encore fragile du Doubs gondolé. Le mardi 26 janvier 1886, dans la feuille officielle du canton de Neuchâtel, elle rend publique sa demande de divorce. Ce même jour, le vent soufflait avec violence sur Nice et l’horloger Jean Perret se vit condamné à quinze jours d’emprisonnement et aux frais liquidés à frs. 71.50, pour coups et blessures.

Julie Guinand réside à Strasbourg et est infirmière. Elle a grandi avec la GameBoy Color (elle disait d’ailleurs « le » GameBoy, à cette époque) et les MiniKeums. Aujourd’hui elle est passionnée de photographie et apprécie particulièrement MerryL Photography et David Olkarny photography.

Julie Guinand est une fervente supportrice du FC Loups Ducorck, équipe dans laquelle évolue son copain Dim.

Julie Guinand est décédée le vendredi 27 avril 2007, à l’âge de 103 ans.

Julie Guinand aime les chats.

Julie Guinand est née à La Chaux-de-Fonds, 103 ans après le divorce de son homonyme locloise. Elle aussi a fait partie de la « génération GameBoy », même si elle n’a possédé pendant près de cinq ans que la version en noir et blanc de « Mario Land 2 ». Elle est allergique aux chats et ne supporte aucune équipe de foot en particulier. Julie Guinand apprécie son nom, somme toute assez banal. Elle se plaît à le taper dans Google en écoutant Father and son de Cat Stevens. Outre cette activité passionnante, qui occupe la majeure partie de son temps, elle s’adonne à l’écriture, à la lecture et à la musique (sa voix de soprano lui vaudra d’ailleurs certainement le premier rôle dans Corinna Bille l’opéra rock). Julie Guinand voudrait bien vivre jusqu’à 103 ans, pour finir, peut-être, un premier roman et aller faire du patin en hiver sur le Doubs gelé.

NDLR : chaque auteur-e a signé son propre portrait.