Fanny Wobmann

« Et toi, tu fais quoi dans la vie ? », me demande-t-on régulièrement, surtout depuis que j’ai terminé mes études. Et franchement, c’est chiant.

Dans la vie, je fais plein de choses.

Je cours dans la forêt au-dessus de chez moi, je lis, je me baigne dans le lac dès que sa température dépasse les 17°, je prends souvent le train et j’observe les autres passagers, je marche pendant des heures, je papote, j’écoute, je rencontre et je me pose des milliards de questions sur le sens de nos existences.

Et puis, bon, ensuite il y a les éléments plus « officiels » et parmi ceux-ci, il y en a quand même que j’aime bien mentionner. Il y a tout d’abord ces années d’enfance passées entre le Rwanda, Madagascar et les sapins du Jura neuchâtelois. Elles sont les racines, le point d’eau, là où tout commence et où tout se nourrit.

Il y a ensuite le théâtre, de cette enfance aux premiers coups durs de l’âge adulte, comme une réalité rêvée poursuivie à côté du reste.

Et puis, la sociologie. Parce qu’à chaque fois que je me retrouve avec des skis aux pieds par exemple, coincée dans une télécabine bondée, au milieu de tous ces gens venus jouir des plaisirs de l’hiver, ou que je regarde les conducteurs s’énerver dans les embouteillages entre Genève et Lausanne, je me dis que je fais partie d’une espèce bien étrange qu’il me plairait de comprendre justement.

Et surtout, depuis quelques temps, dans les éléments « officiels », j’ai décidé d’ajouter l’écriture. Parce que c’est ce que je fais, c’est évident.

Voilà.  Je mélange tout ça et j’en fais mon travail, mon quotidien et mes envies.

Mes textes publiés :
La poussière qu’ils soulèventroman, éditions de l’Hèbe, 2013
Reflets imparfaits (extraits) et La bourgade folle, nouvelles, dans Voyage à l’île paria, 14es Ateliers d’écriture du Prix du Jeune Ecrivain, 2011, Editions Rhubarbe
– De l’automne à plus tard, il n’y a pas que les feuilles mortes, il y a aussi la nostalgie, nouvelle, dans le Cafignon, n°138, décembre 2011
– Paysages, poème, dans le recueil de textes lauréats du Prix International Jeunes Auteurs 2004, Editions de l’Hèbe
– L’être au blanc, texte lauréat du Prix International Jeunes auteurs 2003, Les Editions de l’Hèbe

NDLR : chaque auteur-e a signé son propre portrait.